Les Ateliers d'écriture

Un atelier d’écriture est un lieu convivial qui réunit des personnes de tous horizons. Certains participants viennent écrire pour s’amuser, d’autres pour être publiés, tous éprouvent le plaisir d’inventer des histoires et d’apprendre de nouvelles techniques narratives. Dans cette “hiérarchie horizontale”, il n’y a pas de professeur et d’élèves, de distinction entre auteurs “publiés” et “non publiés”. L’animateur n’est là que pour guider les participants afin qu’ils se libèrent du fameux “syndrome de l’imposteur” et s’épanouissent en tant qu’auteurs. Cela signifie donner avec bienveillance des retours objectifs tant sur la forme que sur le fond, et partager des outils afin que tout un chacun puisse progresser à son rythme.
L’atelier d’écriture de Hettange-Grande possède plusieurs particularités : au départ présentiel (il avait lieu initialement à la bibliothèque de Hettange-Grande), l’atelier se déroule par visioconférence depuis le premier confinement… bien qu’il y ait, quand les conditions le permettent, des sessions en présentiel.
Autre particularité : la méthode dite « progressive ». En organisant des ateliers d’écriture dans différentes médiathèques, le fondateur de l’atelier de Hettange, l’auteur Jean-Sébastien Guillermou, a développé au fil du temps une méthode dite “progressive” qui permet aux participants d’apprendre facilement de nouveaux outils, de s’améliorer, tout en se divertissant. Chaque session dure 1h30, à raison d’une fois par semaine. Bien qu’il soit tout à fait possible de suivre un atelier l’espace d’un après-midi (ou même une heure), un participant ne peut progresser de manière significative que s’il s’investit dans la durée tout au long de l’année.
Atelier permanent hebdomadaire, l’atelier d’écriture progressive repose sur plusieurs types de séances.

La séance « chantier d’écriture »

Ateliers d'écriture : groupe d'élèves pour l'atelier

Les participants s’amusent à bâtir ensemble un univers, réel ou imaginaire, un environnement dans lequel ils vont écrire des nouvelles afin que leurs personnages puissent éventuellement se croiser au fil des récits : on appelle ce cadre une saison. Le groupe peut décider d’inventer une cité dystopique dans un futur post-apocalyptique, un monde médiéval fantastique ou simplement retracer la saga d’une famille française des années 50 à nos jours… Durant ce processus, chaque auteur conserve son style d’écriture et une grande liberté en créant son propre protagoniste, avec son point de vue, son passé et son intrigue. À partir de cette base commune, les participants écrivent des nouvelles, qui sont à la fois indépendantes et complémentaires, à l’image des épisodes d’une série télévisée… la fameuse saison.
C’est un travail collaboratif riche en créativité puisque les participants ne sont pas seulement auteurs, mais aussi scénaristes d’un véritable recueil de nouvelles. Concrètement, les échanges ont lieu au début de la séance puis, une fois que le cahier des charges de l’univers est rempli, les participants se mettent à écrire. Vers la fin de la session, chacun dresse un bilan de ses avancées respectives. Si tout le monde est d’accord, à l’issue de l’année les textes écrits sont rassemblés dans un recueil de nouvelles qui permet de garder une trace de cette belle aventure collective… et, pourquoi pas, d’être publié. C’est ce qui va se passer avec « Étrange K. Dick », un recueil de nouvelles publié par les Éditions Livr’S durant le Festival, et qui réunira à la fois des auteurs de l’atelier d’écriture de Hettange mais aussi des auteurs confirmés.

La séance « bêta-lecture »

Lorsqu’un participant se sent prêt, il propose au groupe sa nouvelle à la “bêta-lecture”. Les autres membres se livrent alors à des commentaires constructifs tant sur la forme que sur le fond, mais toujours avec bienveillance, dans une ambiance conviviale. Il est même possible de soumettre plus tard une seconde version d’un texte déjà bêta-lu. L’auteur constate ainsi les progrès effectués et continue à améliorer sa nouvelle.
Recevoir une bêta-lecture sert aussi à “croiser” les remarques : si plusieurs personnes qui ne se connaissent pas relèvent en même temps un problème de rythme dans votre texte, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu !
Donner une bêta-lecture sur le récit d’un inconnu est une autre manière de progresser. À force de bêta-lire des nouvelles perfectibles, les participants finissent par acquérir inconsciemment une démarche plus critique sur leurs propres récits, c’est un cercle vertueux.
Donner et recevoir des bêta-lectures régulièrement dans un atelier permet de progresser plus rapidement qu’en écrivant seul dans son coin pendant des années.

La séance « technique narrative »

Lors de cette session plutôt théorique, l’animateur revient en détail sur un sujet important (l’immersion, la caractérisation des personnages, l’émotion…), puis le groupe se livre à un exercice ludique en rapport avec cette thématique. Ces techniques ne sont pas des principes gravés dans le marbre, l’animateur ne propose que des outils, que les participants utilisent ou pas.

Ces trois méthodes ne sont pas nouvelles, mais c’est leur association qui permet à chaque participant de s’épanouir dans l’écriture. De plus, le fait que les séances soient variées empêche qu’une routine vienne s’installer, grâce notamment à des” jeux d’écriture”.

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